L’industrie de l’horlogerie 4.0, une révolution à deux vitesses

Aujourd’hui, la numérisation de l’économie a conduit une myriade de gagnants et de perdants. Pour le secteur de l’horlogerie professionnelle, on assiste à l’invasion des montres connectées. Selon plusieurs professionnels, on est en train d’assister à la quatrième révolution industrielle. En effet, après la mécanisation, l’électrification et l’automatisation, nous sommes face à la numérisation qui est en train de changer profondément les chaines de production.

Une révolution pas si brillante que ça

Ce qu’on peut appeler comme étant une véritable révolution de l’industrie de l’horlogerie est à deux vitesses. En effet, selon le Centre Suisse d’électrique et de microtechnique, on se rend compte que le niveau d’automatisation est assez faible au niveau de la plupart des horlogers. Ces derniers n’ont pas vraiment adopté ce concept et préfèrent la beauté des montres classiques. Ceux qui ont déjà consenti aux montres électroniques le font juste pour s’inscrire dans la tendance. De plus, les investissements qu’il faudrait faire pour développer des montres connectées sont assez conséquents et la plupart des horlogers ne souhaitent pas sauter le pas.

Des appareils plutôt futuristes

Pour les professionnels du secteur de l’horlogerie, l’enjeu n’est pas de miser sur des modèles futuristes, mais d’utiliser la technologie déjà disponible pour concevoir des montres à la fois design et tendance. Cependant, on s’interroge toujours sur le fait de savoir si les nouvelles technologies représentaient un avantage ou un danger pour les horlogers. La réponse semble être affirmative, car la plupart des métiers de l’horlogerie professionnelle vont disparaître avec la création de nouvelles professions. Dès lors, la formation continue des horlogers apparaît comme étant indispensable pour faire face au phénomène de la digitalisation. Il faudrait surtout fournir aux employés les moyens nécessaires afin de leur permettre de prendre le virage numérique.

Un risque pour la protection des données ?

À l’heure actuelle, l’industrie de l’horlogerie est encore particulièrement frileuse quand par rapport au recours aux nouvelles technologies. Cependant, il se pose la question de la sécurité des données, car les objets connectés ne sont pas suffisamment protégés contre le recel de données. Les risques de hacking sont alors bien trop importants.

Pour la plupart des syndicats qui se sont prononcés sur cette question, l’enjeu serait principalement de faire en sorte qu’il y ait une ligne claire entre la vie privée et la vie publique. Ce qui permettrait sans doute de lutter contre les burn-out et toutes les autres formes de soucis technologiques.

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